
M. Sindayikengera a fait savoir que la société congolaise Great Lakes Company (GLC) a falsifié les chiffres du BBN prouvant la conformité aux normes de qualité de ce ciment
Le Bureau burundais de normalisation (BBN) a animé le lundi 25 septembre 2023, au port de Bujumbura, une conférence de presse, dans le but d’annoncer une saisie temporaire de 600 tonnes de ciment en provenance du Congo. Séverin Sindayikengera, directeur général du BBN a fait savoir que les échantillons de ce ciment vont être acheminés dans les laboratoires pour vérifier sa conformité aux normes de qualité.
Dans son discours M. Sindayikengera a fait savoir que la société congolaise Great Lakes Company (GLC) a falsifié les chiffres du BBN prouvant la conformité aux normes de qualité de ce ciment. Après ce constat, a-t-il, justifié, le BBN a jugé bon de saisir temporairement ce ciment pour acheminer ses échantillons dans ses laboratoires. Selon lui, l’objectif est de vérifier si ce ciment est maintenant en conformité avec les normes de qualité du BBN. « Notre souhait le plus ardent est la protection de la santé du consommateur »? a souligné M. Sindayikengera. Il a, à cet effet, indiqué que si les résultats de laboratoire prouvent que les normes de qualité ont été respectées, ce ciment sera libéré et ses propriétaires seront autorisés de le distribuer à leurs clients. Par contre, il sera retourné au fournisseur au cas où les résultats provenant des laboratoires du BBN prouveraient que les normes de qualité n’ont pas été respectées. Ce ciment est actuellement dans les entrepôts du port de Bujumbura. M. Sindayikengera a saisi de cette occasion pour interpeller les commerçants à, chaque fois, bien collaborer avec le BBN pour protéger le consommateur.
Les propriétaires de ce ciment attendent impatiemment les résultats des laboratoires
Claude Bernard Manirambona, le représentant de la société qui avait importé ce ciment en provenance du Congo a laissé entendre que sa société est d’accord avec le BBN pour les mesures qu’il a prises. Toutefois, déplore-il, les coûts supportés notamment ceux de stockage, les frais de dédouanement et bien d’autres augmentent du jour au jour pendant la période de saisie temporaire. Selon lui, les importateurs de ce ciment attendent impatiemment les résultats du laboratoire pour éviter de supporter des coûts supplémentaires. Il a ainsi demandé au BBN de statuer le plus rapidement possible sur ce cas. Cela permettra à sa société importatrice, de déclencher la procédure de remise de ces 600 tonnes de ciment à son fournisseur Great Lakes Company, une société congolaise qui l’a fabriqué.
Tharcisse Sibonkomezi