
Les importateurs ont montré leurs inquiétudes
Le directeur général du Bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité (BBN), Séverin Sindayikengera a organisé le mardi 5 décembre 2023, une réunion d’échanges à l’endroit des importateurs et des responsables des unités de fabrication des boissons alcoolisées dont la teneur en alcool dépasse 16% . L’objectif de cette réunion était de trouver des voies de solutions satisfaisantes à tout le monde.
Le ministère du Commerce, transport, industrie et tourisme a rendu publique le 27 octobre 2023, un communiqué relatif à la mesure d’emballage des boissons alcoolisées dont la teneur en alcool dépasse 16%. Selon ce communiqué, à partir du 1er janvier 2024, ces boissons doivent être emballées dans des bouteilles en verre dont la capacité minimale est de 750 ml. C’est pour cette raison que le BBN a rencontré les concernés pour échanger sur cette problématique afin de transmettre leurs doléances, auprès des autorités du ministère en charge du commerce. Grâce à ces doléances les autorités vont juger s’il est nécessaire de réviser cette mesure ou pas. M. Sindayikengera a fait savoir que ces importateurs et ces responsables des unités de fabrication de ces boissons ont montré leurs inquiétudes concernant cette mesure. Il y a, par exemple, ceux qui ont commandé des bouteilles avant cette mesure. Le BBN a, à son tour, noté toutes leurs doléances , toutefois, M. Sindayikengera a souligné qu’il n’y a pas des solutions qui ont été prises dans cette réunion car le BBN doit transmettre les doléances aux autorités du ministère de tutelle. Aussi, il peut demander au ministre en charge du commerce de rencontrer ces importateurs et les responsables des unités de fabrication pour étudier en profondeur cette problématique en vue de trouver des solutions satisfaisantes pour tout le monde. M. Sindayikengera a dit qu’il est satisfait de cette réunion car la communication doit être mise en avant.
Les clients sont appelés à faire une consommation responsable
M. Sindayikengera a précisé que la plupart des consommateurs de ces boissons ont peu de connaissance en ce qui est relatif au management de la qualité. C’est pourquoi il leur a demandé d’être responsables dans la consommation de ces boissons, c’est-à-dire consommer une quantité que le corps peut supporter. Aussi, ils devraient consommer ces boissons après avoir mangé. Il a souligné que le travail en synergie est nécessaire pour sensibiliser cette population dans le but d’éviter que la population ne soit ivrogne. Si non, il sera difficile d’atteindre la vision du Burundi, « pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 »
Fidès Ndereyimana
Révérien Ngenzebuhoro (Stagiaire)