Sous l’égide de son président Daniel Gélase Ndabirabe, l’Assemblée nationale du Burundi s’est réunie en séance plénière, le mercredi 3 juin 2026 au Palais des congrès de Kigobe. Le point à ordre du jour était l’analyse du rapport définitif d’audit de la gestion de la Sosumo (Société sucrière du Moso) ainsi que les questions orales d’éclaircissement qui ont été adressées à Hassan Kibeya, ministre des Ressources minières, énergétiques, de l’industrie, du commerce et du tourisme.

Hassan Kibeya à indiqué que les coûts de production de la Sosumo sont élevés suite à la vétusté et l’obsolescence technologique des équipements de l’usine. «Suite à cette situation, l’acquisition des pièces et équipements devient plus chère exigeant souvent la fabrication sur commande après l’envoi des échantillons aux ateliers autres que ceux de l’usine-mère», a-t-il fait savoir.
M. Kibeya a signalé que le contexte économique actuel d’accès à la monnaie étrangère influt sur le coût de production en ce sens que la Sosumo ne parvient pas à acquérir tous les équipements, pièces de rechange et intrants agricoles chez les fabricants ou à leurs distributeurs agréés. « La Sosumo vient d’actualiser un plan d’affaires incluant la réhabilitation, modernisation et extension de l’usine qui va aboutir à une production de 70 000 tonnes», a-t-il mis en lumière. M. Kibeya a aussi précisé que le plan d’affaires inclut également la mise en place d’une nouvelle usine et la valorisation du sous-produit par l’implantation d’une distillerie à base de la mélasse. Il a affirmé que le draft du projet de plan d’affaires est disponible et qu’il sera incorporé dans le plan stratégique 2027-2032.
«Aussi longtemps que le projet de réhabilitation, modernisation et extension de l’usine n’est pas encore realisé, la Sosumo n’est pas capable de satisfaire la demande locale et parvenir à exporter le surplus», a-t-il signalé.
En attendant l’implantation d’une nouvelle usine, M. Kibeya a indiqué que la Sosumo compte réhabiliter l’usine existante pour atteindre une capacité de production de 23 500 tonnes de sucre par an. «Actuellement, la Sosumo est en train de négocier la possibilité d’avoir un crédit auprès de la Banque de développement des Etats des Grands Lacs», a-t-il conclu.
Etienne Nduwimana
