Sous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Gélase Ndabirabe, les élus du peuple se sont réunis en séance plénière, le vendredi 10 avril 2026 pour examiner le rapport d’analyse du document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2026/2027.

Cette séance, tenue dans l’hémicycle du Parlement, s’est déroulée en présence du ministre des Finances, du budget et de l’économie numérique, Alain Ndikumana, venu présenter et expliciter les grandes orientations de ce document stratégique.
À l’ouverture des travaux, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la portée de ce cadre de planification économique, qu’il a qualifié d’outil essentiel pour guider l’action publique et renforcer la discipline budgétaire. Il a invité les députés à examiner avec rigueur les éléments du rapport afin de garantir une allocation efficace des ressources publiques, dans l’intérêt général et au service du développement national.
Une programmation budgétaire axée sur les priorités de développement et la maîtrise des risques
Dans son exposé devant les élus, le ministre des Finances, Alain Ndikumana, explique que le DPBEP 2026/2027 s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la croissance économique et d’amélioration progressive des conditions de vie des populations. Il souligne que ce document repose sur une lecture approfondie du contexte macro-économique, marqué par des contraintes structurelles, mais également par des signes encourageants de résilience et de relance.
M. Ndikumana indique que les perspectives économiques restent tributaires de plusieurs facteurs internes et externes, notamment la stabilité des prix, la performance des secteurs productifs et l’évolution de l’environnement économique international. Il précise que le gouvernement entend renforcer les mécanismes de planification afin d’anticiper les chocs et d’améliorer la capacité de réaction de l’économie nationale.
Le ministre souligne également que l’évolution des finances publiques témoigne des efforts entrepris pour accroître la mobilisation des recettes internes et améliorer la gestion des dépenses publiques. Selon lui, ces réformes visent à renforcer la soutenabilité budgétaire tout en permettant à l’État de répondre aux besoins croissants en matière d’investissements publics et de services sociaux de base.
M. Ndikumana met en avant les priorités stratégiques retenues, notamment la construction des infrastructures de l’Office Burundais des recettes, le Programme de développement de l’entrepreneuriat rural et le projet de restructuration des quartiers anarchiques.
Abordant la question des risques budgétaires, le ministre avertit que l’économie nationale reste exposée à plusieurs incertitudes, notamment les risques macro-économiques, les risques liés à la dette publique, les risques géopolitiques, les risques liés au secteur financier, les risques institutionnels ainsi que ceux liés aux entreprises publiques. Il insiste sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de prévention, d’anticipation et d’atténuation afin de protéger les équilibres macroéconomiques.
Le ministre des Finances affirme que la réussite de la mise en œuvre du DPBEP 2026/2027 dépendra d’un engagement collectif et d’une coordination renforcée entre les institutions publiques.
Il réaffirme la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes engagées, à améliorer la transparence dans la gestion des finances publiques et à consolider la confiance dans les institutions économiques.
Mynka Careille Iriho
