
M. Suguru indique que la création d’un guichet unique des exportations est la seule solution pour accompagner les investisseurs locaux et internationaux (Photo Odette Nijimbere)
Le président de la Chambre fédérale de commerce internationale du Burundi (CFCIB), Olivier Suguru a émis des recommandations à mettre en œuvre, pour booster les exportations. C’était lors de la journée de réflexion organisée par l’Association des industriels du Burundi ( AID) en collaboration avec la CFCIB et l’Agence de développement du Burundi (ADB) qui s’est tenue le lundi 13 mai 2024 à Bujumbura.
Olivier Suguru a précisé que le cadre public-privé qui vient de naître, sera la plateforme qui va résoudre tous les problèmes liés à l’exportation. Des instances de prise de décision doivent être mises en place. Les premiers organes doivent être composés par le comité national de dialogue, le comité de pilotage de dialogue, le secrétariat permanent de dialogue et les comités techniques. Pour tous les problèmes liés à l’exportation, M. Suguru a proposé que parmi les groupes techniques qui seront mis en place, il faut qu’il y ait un comité qui va traiter les questions en rapport avec la promotion des exportations. Si cela est mis en place, on aura la chance de discuter et résoudre tous les problèmes qui sont en rapport avec le commerce transfrontalier, les devises et autres.
M.Suguru a indiqué que tous les problèmes d’exportation sont liés à la gouvernance. Pour résoudre ces problèmes, il faut qu’il y ait le programme de la digitalisation qui va en parallèle avec le développement des TIC, la suppression de toute barrière non tarifaire, la création d’un fonds d’investissement pour accroître les produits d’exportation et soutenir l’innovation et la création d’un guichet unique des exportations.
Mécanisme de suivi-évaluation
La ministre en charge du commerce, Marie Chantal Nijimbere, a précisé que le gouvernement du Burundi, en collaboration avec toutes les parties prenantes, s’est doté de beaucoup d’instruments, les documents stratégiques, d’orientation et de politique, qui sont bien élaborés. Ces documents montrent les objectifs et les résultats mesurables qui mettent en place des mécanismes de suivi-évaluation. Toutes les parties prenantes doivent se les approprier pour les opérationnaliser.
Mme Nijimbere a indiqué que les institutions en charge des exportations sont entre autres, l’Agence de développement du Burundi (ADB), la direction générale de commerce, le Bureau burundais de normalisation et de contrôle de qualité (BBN) et le Centre national de sécurité alimentaire (CNTA).
Elle a enfin signalé que le gouvernement a doté le BBN d’un cadre légal, d’une autonomie de gestion et d’une infrastructure accréditée dans la norme standard.
Odette Nijimbere