L’AB3D (Association burundaise pour le développement de la démocratie et les droits humains), en partenariat avec le RIJF (Réseau international de la jeunesse de la francophonie) a organisé, le samedi 21 février 2026, un atelier de sensibilisation des jeunes sur la démocratie vivante. Cet atelier visait à stimuler le dialogue, le partage d’expériences concrètes sur la démocratie et l’identification des actions pour renforcer la participation citoyenne au sein des communautés.

Sylvère Nibaruta, président de l’AB3D, souligne que des idées et interventions ont été recueillies auprès des participants issus de divers horizons, notamment des femmes, jeunes membres d’associations ainsi que des jeunes entrepreneurs. « Nous avons organisé un dialogue inclusif sur les barrières du développement ainsi que celles de la démocratie vivante. Ainsi, nous avons inventorié quelques solutions et pistes de solutions qui pourraient guider les actions de la jeunesse, des organisations de la société civile, des femmes, des organisations des femmes afin que cette démocratie soit vivante, réaliste et pour tout le monde », fait-il savoir.
M. Nibaruta a précisé que la jeunesse est une pierre angulaire pour le développement. « La jeunesse occupe une frange importante de la population raison pour laquelle nous espérons que fruits, les résultats de ce dialogue vont contribuer au développement intégral de nos communautés, du bas en haut, ce qui va nous permettre d’atteindre la Vision nationale 2040-2060 étant bien outillés, mais aussi dans une situation paisible, avec des outils pratiques dans cette optique », indique-t-il. Lors de cet atelier, des défis ont été identifiés concernent principalement les barrières socioculturelles, notamment les pratiques et normes culturelles qui limitent la participation des jeunes et femmes dans différents domaines. « Il y a aussi une barrière économique qui se manifeste là où les ressources financières et économiques des jeunes et femmes sont limitées, les empêchant donc de participer activement dans certains processus ainsi que la mise en œuvre des projets de développement », a-t-il ajouté.
M. Nibaruta signale que, comme solutions à toutes ces barrières, on a proposé le changement de mentalités, la prise en compte de tout le monde en général, et celle des voix des jeunes et femmes en particulier pour bâtir une nation prospère et unie dans un processus démocratique.
Etienne Nduwimana
