Le journal « Le Renouveau du Burundi » créé en 1978, fête le 13 avril 2026, son 48e anniversaire. Il est parmi les journaux écrits les plus anciens comme Iwacu, Net Press, ou Ndongozi. Actuellement, ces journaux subissent de la concurrence des médias numériques. Dans ce sens, depuis le 13 Avril 2022, à l’occasion de la célébration de son 44e anniversaire, « Le Renouveau du Burundi », a été rendu digital pour s’adapter à l’ère du numérique.

« Le monde de l’information connaît une transformation rapide sous l’effet du numérique. Le journal »Le Renouveau du Burundi », organe de presse publique de référence, a été digitalisé depuis le 13 avril 2022, à l’occasion de la célébration de son 44e anniversaire, en vue d’une diffusion plus large qui est adaptée aux usages numériques », a fait savoir Nathan Ntahondi, ancien directeur général des Publications de presse burundaises.
La digitalisation a permis au « Le Renouveau du Burundi » d’élargir son audience car il était limité à la version papier accessible à une petite partie de la population. Le Renouveau du Burundi peut actuellement toucher un grand public par sa présence en ligne.
Ainsi, la digitalisation d’un journal comme Le Renouveau implique plusieurs dimensions. « La première dimension, c’est l’accessibilité en ligne de son contenu qui est disponible via le site Web ou la plateforme numérique consultable sur l’ordinateur ou sur Smartphones », a expliqué M. Ntahondi.
La deuxième dimension, « C’est l’archivage numérique. Les anciens numéros peuvent être stockés et consultés en format digital. Cela facilite la recherche de la mémoire historique », a ajouté M. Ntahondi.
La troisième dimension, « c’est l’interactivité, c’est-à-dire la possibilité d’intégrer des vidéos, des photos, des infographies. Cela permet au lecteur de commenter et de partager les articles », a poursuivi M. Ntahondi.
La quatrième dimension, « c’est la diffusion élargie. Le journal n’est plus limité à la distribution physique. Il faut que les contenus puissent être relayés dans d’autres réseaux sociaux comme la plateforme X, le Whatsapp, etc.», a expliqué M. Ntahondi.
Au départ, dans sa transition à l’ère digitale, M. Ntahondi a fait savoir que le journal a dû faire face à différents défis comme la connectivité Internet qui est limitée à quelques endroits. C’était le premier défi mais, il y avait espoir, bien sûr. Il y en avait dans d’autres endroits comme dans les centres urbains. Le deuxième défi, c’est aussi le manque de ressources humaines, des gens capables, plongés dans cette innovation et travaillant de façon professionnelle. La plupart des journalistes ne savent pas utiliser les outils numériques. Le troisième défi, c’était le risque lié aux fausses informations. « Quand on lance un journal en ligne, on a tendance à la rapidité, à courir avec le temps pour mettre quelque chose. Alors, quand tu vas, au fond, analyser la chose, tu trouveras qu’on peut publier de fausses informations », a-t-il signalé.
Quant aux opportunités de la digitalisation, M. Ntahondi a expliqué que le journal en ligne touche un public plus élargi.
« La digitalisation permet aussi de créer des partenariats avec d’autres plateformes numériques sur le plan international. Cela favorise aussi ce qu’on appelle l’inclusion digitale et la transparence de l’information», a-t-il souligné.
Claude Hakizimana, journaliste du journal « Le Renouveau du Burundi » témoigne que le journal s’adapte de plus en plus à l’ère numérique en touchant un public plus vaste à travers ses publications sur le réseau social X. Avec ces opportunités, en combinant la rigueur du journalisme traditionnel avec les innovations numériques, le journal « Le Renouveau du Burundi » peut consolider sa place dans le paysage médiatique burundais.
Ferdinand Hakizimana (Stagiaire)
