
La ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Lydia Nsekera a procédé, le jeudi 6 août 2026, à la clôture de la 11e conférence africaine sur l’incubation. Cette conférence a été un moment précieuse pour l’avancement de la transformation économique de l’Afrique par l’appui de l’incubation agro-industrielle.
Dans son discours, Mme Nsekera a fait savoir que l’objectif de cette conférence était, d’une part, de contribuer au développement industriel inclusif et à la création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes. D’autre part, elle a réuni les partenaires économiques, les acteurs du secteur privé, les incubateurs africains, les investisseurs et les jeunes innovateurs pour analyser, ensemble, comment développer des solutions concrètes pour les systèmes agricoles et alimentaires africains et la création d’emplois inclusifs. « Cela s’est traduit par les interventions, les propositions et les points de vue qui ont été exprimés par les incubateurs, les investisseurs, les témoignages de sages ayant réussi dans certains pays, les jeunes qui ont repondu présents à ces travaux. Les thèmes qui ont été abordés, sont articulés autour des concepts incontournables à la réussite de l’atteinte des objectifs de l’agenda Afrique 2063 », a indiqué Mme Nsekera, en l’occurrence l’appropriation et l’opérationnalisation au niveau de chaque Africain via la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf).
Soutenir les entreprises agricoles
Selon Mme Nsekera, les preuves concrètes se sont manifestées lors des échanges de cette conférence. Elle cité notamment la signature officielle du cadre de coopération entre l’Association des industriels du Burundi et le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union Africaine, l’engagement à concrétiser les grandes conclusions de cette conférence, l’engagement de l’Université de Ngozi à mettre en œuvre son projet de construire un campus professionnel à Kayanza à l’instar du Cefore-Rusi, l’engagement du PEAPPJF à accompagner la concrétisation de certaines conclusions de ces assises.
« L’organisation de cette conférence a été un moment propice pour que la jeunesse soit, encore une fois, consciente que le continent africain a toutes les potentialités de se développer. Il a aussi été constaté que l’agri-business peut absorber plus de 30% de la main d’œuvre africaine et que cette dernière est constituée, en grande partie, de jeunes », a-t-elle conclu en encourageant les industries partenaires à renforcer leur engagement dans la transformation des chaines de valeur, afin de créer, davantage, de valeur ajoutée, de soutenir les moyennes et petites entreprises agricoles et d’ouvrir des nouveaux marchés aux jeunes entrepreneurs africains.
Olivier Nishirimbere
