
L’ambassade de la République populaire de Chine au Burundi a organisé, le mercredi 5 août 2026, une journée dédiée au dialogue intergénérationnel et renforcement de la coopération directe entre les jeunes chinois et burundais. Placé sous le thème prometteur « La jeunesse, force motrice dans un monde en mutation », cet événement marquant s’inscrit dans le cadre de l’Année des échanges humains et culturels sino-africains. Il vise principalement à offrir un cadre d’échange stratégique autour des grands enjeux de développement international et du rôle déterminant de nouvelles générations dans la construction d’une gouvernance globale juste.
Dans de son discours d’ouverture, l’ambassadeur de Chine au Burundi, Zhu Kewei, a tenu à souligner la force de transformation et l’ouverture d’esprit des nouvelles générations face tensions géopolitiques, aux inégalités et au changement climatique. Mme Kewei a rappelé que la gouvernance mondiale demeure un enjeu central pour la Chine et le Burundi, deux pays du Sud global luttant pour un droit équitable au progrès. Face à l’accroissement de l’unilatéralisme et aux failles du système traditionnel, elle soutient qu’une réforme globale portée directement par les jeunes s’impose aujourd’hui.

Pour concrétiser cette vision ambitieuse, l’ambassadeur Zhu Kewei a défini trois leviers d’actions prioritaires confiés aux étudiants et jeunes chercheurs. Mme kewei appelle les étudiants en journalisme à maîtriser les outils numériques pour briser les préjugés, combattre la désinformation et valoriser la voix du Sud global.
Selon elle, les apprenants de l’Institut Confucius doivent utiliser la langue chinoise comme vecteur intellectuel afin de dépasser les barrières entre civilisations.
Zhu Kewi encourage les jeunes sinologues à traduire les concepts stratégiques, tels que la « communauté d’avenir partagé », en valeurs concrètes et accessibles. Mme Kewei a également salué les initiatives du président de la république Évariste Ndayishimiye, champion de l’UA (Union africaine, pour l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, avant de réaffirmer l’engagement de la diplomatie chinoise à soutenir ce partenariat bilatéral.
Un partenariat ancré dans le développement durable
Abondant dans le même sens, le directeur général, responsable des programmes de promotion économique des jeunes au ministère en charge de la Jeunesse, Zabulon Sindayigaya, a précisé que la coopération sino-burundaise répond aux grands défis mondiaux. Il rappelle que l’initiative pour la gouvernance mondiale repose sur des principes fondamentaux à savoir l’égalité souveraine des Etats, le multilatéralisme et le respect du droit international. M. Sindayigaya insiste sur le fait que la diplomatie touche le quotidien des jeunes en conditionnant l’accès à l’éducation à l’emploi et aux technologies.
Quant à Evode Ndizeye, qui a représenté le ministre des affaires étragères, de l’intégration régionale et de la coopération au développement, à fait savoir que les relations bilatérales reposent sur une amitié ancienne couvrant les infrastructures, la santé, l’agriculture et l’éducation. M. Ndizeye a conclu en affirmant avec force que la jeunesse n’est pas seulement l’héritière de ces liens historiques, mais l’actrice majeure appelée à faire entendre les priorités africaines dans le concert des nations.
Jean Marie Ndayisenga
