La contribution de tout un chacun est nécessaire pour l’atteinte de la vision nationale, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060. Les femmes vivant avec handicap sont aussi des actrices clés du développement politico-économique et social. Ce sont les propos de Jocelyne Horanimana, présidente de l’ABPDFH-Urumuri( Association burundaise pour la promotion des droits des femmes handicapées) dans un entretien accordé le lundi 27 juillet 2026 au journal «Le Renouveau» du Burundi.
Selon Mme Horanimana, l’atteinte de la vision nationale demande le concours de tout un chacun notamment les femmes vivant avec handicap. « Ces dernières sont des actrices clés du développement politico-économique et social », a-t-elle dit. Elles font des plaidoyers sur la protection des personnes vivant avec handicap et exercent des activités génératrices de revenus entre autres la couture, la vannerie, le commerce, l’agriculture et d’autres fonctions qui font rehausser la production du pays. Elle a ajouté que les femmes vivant handicap ont le droit de voter et de se présentent aux élections comme tout citoyen, pour dire qu’elles doivent aussi participer dans le développement. Elles exercent des activités génératrices de revenus entre autres la couture, la vannerie, le commerce, l’agriculture et d’autres fonctions qui contribuent dans l’augmentation de la production. A travers ces activités, elles paient des taxes et impôts qui sont nécessaires pour le développement national.
Mme Horanimana a souligné qu’au sein de l’ABPDFH-Urumuri, des sensibilisations sur le changement de mentalité sont souvent organisées. Ces sensibilisations portent sur la perception de la personnne vivant avec le handicap par la communauté et sur leur rôle dans les activités de développement. Les parents ayant des enfants vivant avec handicap sont aussi sensibilisés sur les droits fondamentaux en mettant l’accent particulier sur le droit à l’éducation. Les femmes handicapées sont sensibilisées à s’atteler aux activités en vue de leur autonomisation en vue d’être utile à leurs familles et la communauté. Aussi, elles sont appelées à adhérer dans des coopératives afin d’augmenter la production.
Les partenaires au développement appuient leurs activités
La présidente de l’ABPDFH-Urumuri a signalé que cette association reçoit des appuis en provenance des partenaires nationaux et étrangers afin de pouvoir continuer ses activités de développement. Toutefois, elle a précisé que certains défis handicapent son développement. Elle a cité les barrières institutionnelles par exemple certaines lois qui excluent les personnes vivant avec le handicap, les barrières physiques car certaines infrastructures nécessaires ne permettent pas aux personnes vivant avec le handicap d’y accéder. Par exemple, les moyens de transport manquent des aménagements adaptés. En outre, une femme vivant avec le handicap commerçante rencontre des difficultés à déplacer ses marchandises. Elle a précisé aussi qu’il y a des barrières liés à la non accès à l’information pour les femmes aveugles et sourdes. Et l’accès aux crédits constitue un autre handicap de développement pour les femmes vivant avec le handicap.
Chaque pas d’aujourd’hui, un pas vers le Burundi émergent
Mme Horanimana a pris l’occasion pour interpeller la femme burundaise en général et la femme vivant avec le handicapé en particulier à avancer vers le pays émergent en 2040 et pays développé en 2060. Elle les a invitées à créer des emplois car pour cheminer vers le Burundi émergent de 2040, le pays a besoin de la part de tout un chacun pour atteindre la vision nationale. A l’endroit des femmes vivant avec le handicap, elle leur a rappelé que leur handicap n’est pas une limite ou une fatalité. « Femme vivant avec le handicap, saches que ton handicap n’est pas une limite ou une fatalité ! C’est plutôt une force d’une autre manière car ton travail, tes réussites montrent aux autres que rien n’est impossible si on a la force et la volonté », a-t-elle conseillé.
Soline Uwimana, une femme vivant avec handicap affirme aussi que les femmes vivant avec le handicap sont aussi à l’œuvre pour atteindre la vision nationale. Selon, Mme Nduwimana les femmes vivant avec handicap exercent plusieurs activités génératrices de revenus. « Nous avons déjà compris notre contribution pour le développement du pays et nous fournissons beaucoup d’efforts pour que notre pays atteigne le développement durable », a-t-elle renchéri. Mme Uwimana a évoqué l’importance des coopératives dans l’atteinte de la vision nationale. Elle a expliqué qu’aucune femme ne devrait pas travailler individuellement.
Fidès Ndereyimana
