
Les associations et coopératives des jeunes œuvrant dans la commune Gishubi fonctionnent globalement bien et respectent les lois en vigueur. Grâce aux financements bénéficiés de la part du programme d’autonomisation économique et d’emploi des jeunes (Paeej), Chadrack Niyongabire affirme qu’en commune Gishubi de la province de Gitega, on enregistre une progression significative et rassurante sur l’autonomisation chez les différents jeunes bénéficiaires.
Dans un entretien accordé à la rédaction du journal «Le Renouveau du Burundi», Chadrack Niyongabire, conseiller de l’administrateur de la commune Gishubi chargé de la communication, a fait savoir que les coopératives et associations de jeunes ayant bénéficié d’un appui financier dans le cadre du programme Paeej progressent de manière satisfaisante vers leur autonomie totale. M. Niyongabire a précisé que cela se remarque lors de différentes descentes d’évaluations faites sur terrain pour se rendre compte de l’état d’avancement de leurs activités.
« Actuellement, les coopératives collinaires poursuivent le remboursement des subventions accordées par l’État. Et d’ailleurs certaines ont déjà terminé ce remboursement et continuent à exercer leurs activités dans de bonnes conditions », a ajouté M. Niyongabire, tout en mentionnant que même les responsables du Paeej se réjouissent des changements positifs déjà enregistrés par ces jeunes, en termes d’amélioration de leurs conditions de vie, d’augmentation de la capacité de production, d’élargissement du marché d’écoulement, de création d’emploi et surtout des bénéfices réalisés.
Aux jeunes de la commune Gishubi, en particulier ceux qui viennent de terminer leurs études, M. Niyongabire a profité de cette occasion pour les interpeller à se regrouper en association en vue d’élaborer des projets de développement au lieu de rester sans activité. « Cela leur permettra de bénéficier de l’appui du Paeej et autres institutions mises en place par le gouvernement burundais, afin de pouvoir créer leurs propres emplois, d’améliorer leurs conditions de vie et d’éviter de chercher des opportunités à l’étranger alors que des possibilités existent déjà dans leur propre pays », a affirmé M. Niyongabire.
Un manque criant de formations adaptées, un des défis
Malgré de bons résultats enregistrés par ces jeunes dans leurs activités, il a informé qu’il existe toujours des défis enregistrés par les jeunes de la commune Gishubi. Parmi les principaux défis auxquels les jeunes sont confrontés dans la préparation de leurs projets, il a signalé un manque criant de formations adaptées et de compétences suffisantes.
Il y a aussi un problème d’accès à des ordinateurs ainsi qu’à une connexion Internet de qualité afin de suivre l’évolution des technologies et de mieux s’intégrer dans le processus de développement. Il a enfin demandé un soutien continu à ces jeunes afin qu’ils puissent contribuer dans le développement du pays ainsi que le leur.
Avit Ndayiragije
