Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye a rehaussé de sa présence, le mardi 14 juillet 2026, le lancement officiel du RPPCUB (Recensement des titulaires des propriétés et parcelles dans les centres urbains du Burundi), édition 2026 par l’INSBU (Institut national de la statistique du Burundi). Le recensement sera effectué dans six communes à savoir, Ntahangwa, Mukaza, Mugere, Gitega, Ngozi et Rumonge. M. Ntahontuye a signalé que ce recensement fournira un registre moderne, fiable et numérisé de toutes les propriétés foncières. Il permettra, non seulement de protéger légalement les biens immobiliers contre toute tentative de spoliation, mais aussi de donner à l’Etat, les moyens de mieux planifier les infrastructures.

M. Ntahontuye a indiqué que ce recensement constitue la première phase d’une vaste campagne nationale. Le gouvernement du Burundi démarre avec la collecte des données auprès de ceux qui ont de propriétés et parcelles dans les six communes ciblées et va s’étendre progressivement sur tout le territoire national. «Nous tenons à rassurer tous les propriétaires que cette démarche est la leur et est menée pour leur intérêt», a-t-il rassuré. Il a signalé que des équipes d’agents recenseurs recrutés et formés par l’INSBU en collaboration avec la direction des titres fonciers et du cadastre national sillonneront les quartiers de ces six communes pour recueillir les informations auprès de tous les propriétaires, en toute confidentialité et sécurité.
Une base de données foncière exhaustive pour soutenir le développement urbain
Selon M. Ntahontuye, cette rencontre visait à lancer, formellement, les opérations de recensement, mais aussi à préciser les rôles et les responsabilités de chacun pour garantir sa réussite. Selon lui, le but ultime est de bâtir un registre moderne, fiable, et numérisé de toutes les propriétés foncières permettant, non seulement de protéger légalement les biens immobiliers contre toute tentative de spoliation, mais aussi de donner à l’Etat, les moyens de mieux planifier les infrastructures comme les routes, l’aménagement des quartiers pour les fournitures de l’eau, de l’électricité et autres services sociaux de base pour le populations urbaine et rurale. «Le recensement des détenteurs de propriétés et parcelles dans les centres urbains du Burundi vise globalement à mettre en place une base de données exhaustive et fiable des titulaires de propriétés et de parcelles situées dans les principales agglomérations urbaines du Burundi. L’objectif est d’améliorer la planification urbaine et la gouvernance foncière à travers la délivrance des titres de propriétés numérisées à tous les propriétaires, qu’ils disposent déjà de titres formels, souvent le papier sec et n’en dispose pas à bord», a-t-il souligné.

Les administrations locales appelées à accompagner le recensement
M. Ntahontuye a signalé que la Vision nationale 2040-2060 exige une maîtrise des espaces. La sécurisation foncière est un pilier fondamental pour garantir la paix sociale et la sécurité alimentaire. Elle permettra aussi d’éviter les conflits fonciers très fréquents devant les cours et tribunaux du Burundi, et de stimuler les investissements nationaux et étrangers en résolvant les problèmes de lenteur administrative, d’opacité et de fraude. «L’implication de toutes les parties prenantes est la clé de la réussite de ce recensement, car chacune doit jouer son rôle. Nous exhortons tous les propriétaires de propriétés et parcelles de réserver un accueil chaleureux aux agents du recensement et de leur fournir des informations exactes», a-t-il poursuivi. Il a demandé aux gouverneurs de provinces, aux administrateurs communaux, aux chefs de zones, de collines et de quartiers, en tant que représentants de l’État, de jouer un rôle de premier plan dans la sensibilisation et l’encadrement. Ils serviront de point d’entrée entre la population et les agents recenseurs. « Luttez contre la désinformation en étant les porte-parole de la vérité pour garantir l’exhaustivité et la fiabilité des données recherchées », a-t-il conclu.
Des outils numériques mobilisés pour moderniser les données sur les centres urbains

Alain Ndikumana, ministre des Finances, du budget et de l’économie numérique et président du comité de pilotage de ce recensement a indiqué que le Burundi avance dans la mise en œuvre de sa Vision : pays émergent en 2040 et développé en 2060. Cela nécessite une meilleure maîtrise de l’espace et du territoire, afin que le développement des villes réponde aux besoins de la population et respecte les orientations nationales en matière d’aménagement du territoire. « Nos centres urbains connaissent, actuellement, une croissance rapide. Cette évolution crée des besoins en matière de logement, de routes, d’assainissement, d’écoles, de centres de santé, d’activités économiques et de services publics », a-t-il affirmé. Il a précisé que ce recensement fournira une base d’informations utiles pour mieux orienter les réformes et améliorer la coordination entre les institutions compétentes. Selon lui, les données collectées contribueront à la préparation des politiques d’aménagement, à la planification des infrastructures, à la gestion des services urbains et à la modernisation progressive de l’information existante. «L’utilisation des outils numériques occupera une place importante dans cette opération », a-t-il signalé.
Etienne Nduwimana
