Des échanges fructueux, des nouveaux horizons
Le président de la république du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye a reçu en audience, au soir du vendredi 10 juillet 2026, au palais Ntare Rushatsi, Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie en visite de travail au Burundi. Les autorités burundaises et russes ont qualifiés leurs échanges de fructueux et ont réaffirmé la volonté commune d’œuvrer, main dans la main, pour l’ouverture de nouveaux horizons.


Dans une interview à la presse, Nancy-Ninette Mutoni, porte-parole du président de la République a révélé les grandes lignes des sujets qui ont été abordés au cours des échanges entre le président Ndayishimiye et le ministre russe Sergueï Lavrov. «Ils ont abordé, ensemble, le renforcement des relations de coopération bilatérale dans les secteurs de l’énergie, de la santé, de l’agriculture, du transport, de la sécurité, le développement des infrastructures et les échanges technologiques», a précisé Mme Mutoni. Et d’ajouter que les deux autorités ont aussi abordé les sujets de développement des relations commerciales, les investissements et la coopération diplomatique.

Le ministre Lavrov était également porteur d’une invitation du président Vladimir Poutine à son homologue, le président Evariste Ndayishimiye pour le troisième sommet Russie-Afrique qui aura lieu en octobre de cette année. Comme l’a souligné son porte-parole, le président burundais, a accepté cette invitation à ce sommet qu’il va coprésider en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. « Il [le ministre russe Sergueï Lavrov, NDRL] a souligné que c’est un événement stratégique de coopération visant à renforcer les liens économiques, diplomatiques et militaires entre Moscou et les nations africaines », a aussi indiqué Mme Mutoni.
Le président Evariste Ndayishimiye très engagé à porter haut la voix de l’Afrique
Lors de ce Forum Russie-Afrique, a aussi révélé Mme Mutoni, le président Evariste Ndayishimiye, a indiqué qu’il va porter la voix de l’Afrique, celle d’une Afrique qui souhaite construire des partenariats solides fondés sur le respect mutuel et les bénéfices partagés.
Abordant la question de la réforme du Conseil de sécurité de l’Onu, le président Ndayishimiye, a réaffirmé que l’Afrique demande une représentation permanente plus juste , afin de corriger une injustice historique. Cette position a été partagée avec la Fédération de Russie. Le ministre Sergueï Lavrov a souligné que son pays soutient la représentation effective de l’Afrique dans les instances de prises de décisions des Nations unies, en particulier au Conseil de sécurité.
Des urgences continentales africaines abordées
Comme l’a indiqué Nancy Ninette Mutoni, ces deux hautes autorités ont également échangé sur les urgences continentales africaines, notamment la situation sécuritaire dans la sous-région, en particulier à l’Est de la République démocratique du Congo. Ils ont aussi abordé la question des attaques terroristes au Sahel. «Sur ces questions, ils ont convergé sur la nécessité de soutien aux initiatives africaines de paix, selon le principe des solutions africaines aux problèmes africains ; le respect de la souveraineté des Etats et l’intégrité territoriale ». A ce même chapitre des urgences africaines, une autre urgence continentale a été au menu des échanges. Il s’agit de la riposte contre le virus Ebola. Dans une conférence animée conjointement par les ministres des Affaires étrangères russes et burundaises, la Russie a promis un appui en test de dépistage de ce virus.
Vers la continuité de la coopération bilatérale dans les secteurs prioritaires
Dans une conférence de presse à laquelle ont participé les journalistes burundais et russes, la question de coopération est l’une de celles qui ont été adressées à Sergueï Lavrov et à son homologue burundais, Edouard Bizimana. Ils ont indiqué que les deux pays entendent poursuivre leur coopération dans l’ensemble des secteurs jugés prioritaires.
Dans le domaine de l’éducation, le ministre Lavrov a indiqué que son pays est engagée à augmenter le nombre de bourses offertes aux étudiants burundais qui souhaitent poursuivre leurs études dans ce pays. Toutefois, il a signifié que la distribution de ces bourses aux étudiants est l’affaire du gouvernement burundais.
Moïse Nkurunziza
