La Première dame de la République, Angeline Ndayishimiye, a pris part, le samedi 04 juillet 2026, à la clôture de la deuxième conférence panafricaine de l’Union africaine sur l’éducation des filles et des femmes qui a commencé le 02 juillet 2026 et avait comme thème « accorder la priorité à l’éducation des filles et des femmes, développer leurs compétences et accélérer les opportunités d’apprentissage et de formation».

Dans son allocution, Mme Ndayishimiye a d’abord exprimé sa gratitude au nom de la Fondation bonne action «Umugiraneza» pour le trophée décerné par l’Union africaine et le ministère de l’Education nationale et de la recherche scientifique. «Je tiens à exprimer nos sincères remerciements pour tous les efforts des personnes engagées au côté de notre Fondation en faveurs de l’éducation des filles et des femmes. Cette distinction nous encourage à poursuivre notre mission avec encore plus de détermination » a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté que l’Union africaine nous rappelle que l’avenir de notre continent dépend de notre capacité à offrir, à chaque pays et à chaque femme, une éducation de qualité inclusive et porteuse d’opportunité. «A la Fondation bonne action «Umugiraneza», nous sommes convaincus qu’éduquer une fille, c’est investir dans une famille, dans une communauté, dans toute une nation. Une fille instruite devient une femme capable de transformer son environnement, de contribuer au développement économique, de promouvoir la santé, la paix et le progrès social» a-t-elle dit.
François Havyarimana, ministre de l’Education nationale et de la recherche scientifique, au nom du président de la république du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, a exprimé sa profonde gratitude à tous les participants venus des différentes régions d’Afrique et du monde. «Au cours de cette conférence, nous avons partagé nos expériences, analysé les défis persistants et identifié des solutions innovantes pour garantir à chaque fille et à chaque femme africaine? un accès équitable à une éducation de qualité inclusive et porteuse d’avenir. Les échanges ont montré que l’éducation des filles et des femmes constitue le fondement d’une Afrique prospère, pacifique, innovante et résiliente. Investir dans leur éducation, c’est investir dans le développement durable de notre continent», a fait savoir M.Havyarimana.
Les politiques publiques doivent être renforcées
« Malgré les progrès qu’on enregistre au jour le jour, il s’avère indispensable de renforcer nos politiques publiques, afin de garantir à chaque fille et à chaque femme, un accès équitable à l’éducation» a-t-il ajouté. Les familles, les médias et les communautés entières doivent être sensibilisées, afin que l’importance de l’éducation des filles et des femmes puisse être connue de tous en vue de combattre à jamais, les pratiques obscurantistes qui, quelquefois, les aveuglent.
M. Havyarimana a également indiqué que les recommandations et engagements adoptés au cours de cette conférence à travers la déclaration de Bujumbura, constituent, désormais, une feuille de route commune. Ils appellent à renforcer les politiques publiques, à accroître l’investissement dans l’éducation, à éliminer toutes les formes de barrières et de violences fondées sur le genre, à promouvoir la science, la technologie et l’innovation et à développer des partenariats solides pour accélérer les progrès.
«Le Burundi affirme son engagement à poursuivre les réformes destinées à garantir une éducation inclusive, équitable et de qualité, pour toutes les filles et toutes les femmes, conformément à l’agenda 2063 de l’Union africaine, aux Objectifs de développement durable et à la nouvelle stratégie continentale de l’éducation en Afrique» a-t-il déclaré
Fidèle Hatangimana
