Face au défi du chômage qui touche nombreux jeunes au Burundi, certains choisissent de créer leurs propres opportunités à travers les petits métiers. Dans la commune Bubanza, plusieurs jeunes témoignent de la manière dont leurs activités leur permettent, aujourd’hui, d’assurer leur autonomie financière et de contribuer au développement de leurs familles.
Emmanuel Misigaro, réparateur des appareils électronique.met quotidiennement son savoir-faire au service de la population. « Après avoir appris ce métier, j’ai décidé de me lancer. Aujourd’hui, cette activité me permet de répondre à mes besoins et d’aider ma famille. Les jeunes doivent comprendre que les petits métiers peuvent offrir de réelles perspectives d’avenir », explique-t-il.
Malgré les résultats encourageants, M. Misigaro souligne que le manque d’équipements modernes et les difficultés d’accès aux financements limitent parfois le développement de son activité. Sur la colline Gitanga, Naphtal Niyobuhungiro exerce le métier de coiffeur. Grâce à son salon de coiffure, il parvient à générer des revenus réguliers et à assurer son indépendance financière.
« J’ai commencé avec peu de moyens. Avec le temps, j’ai fidélisé ma clientèle et mon activité s’est développée. Aujourd’hui, je peux couvrir mes dépenses et envisager l’avenir avec confiance », témoigne-t-il.
Selon lui, les métiers manuels constituent une solution efficace pour lutter contre le chômage des jeunes.
La couture fait également partie des activités qui contribuent à l’autonomisation des jeunes. Nelly Diane Twagirayezu, couturière de profession, affirme que son métier a transformé sa vie.
Dans son atelier, elle confectionne et répare différents vêtements pour sa clientèle. Grâce à cette activité, elle dispose d’un revenu qui lui permet de participer aux dépenses familiales et de préparer son avenir.
« La couture m’a permise d’acquérir une indépendance financière. Chaque commande que je réalise me donne la possibilité de gagner ma vie honnêtement. J’encourage les autres jeunes, surtout les filles, à apprendre un métier pour devenir autonome », indique-t-elle.
Selon Nelly Twagirayezu, les formations professionnelles et l’accès à des équipements adaptés pourraient aider davantage de jeunes à réussir dans leurs activités. Les témoignages de ces jeunes montrent que les petits métiers jouent un rôle important dans la lutte contre le chômage et la pauvreté au sein de la commune Bubanza. En valorisant leurs compétences, ils créent leurs propres emplois et participent à la dynamique économique locale.
Pour de nombreux observateurs, l’encouragement de l’entrepreneuriat des jeunes, l’accès au crédit et le renforcement des centres de formation professionnelle constituent des pistes essentielles pour soutenir cette dynamique. À travers les parcours de M. Misigaro, M. Niyobuhungiro et Mme Twagirayezu, il apparaît clairement que les petits métiers représentent une véritable opportunité d’autonomisation. Leur expérience démontre qu’avec la détermination, le savoir-faire et un accompagnement adéquat, les jeunes peuvent bâtir un avenir meilleur grâce à leur travail.
Anicet Mbonifasha (Stagiaire)
