Au-delà des traitements médicaux et du suivi psychologique, les familles occupent une place centrale dans l’accompagnement des personnes vivant avec le trouble mental. Leur soutien, compréhension et engagement contribuent souvent à améliorer la qualité de vie des patients et à favoriser leur rétablissement. Cela ressort d’un entretien accordé par le représentant légal de la Mission humanitaire pour la santé, éducation et développement (MHISED), le 23 juin 2026, Nestor Nzitonda avec « Le Renouveau du Burundi ».

M. Nzitonda indique que les proches des personnes vivant avec le trouble mental sont généralement les premiers à remarquer les changements de comportement ou les signes de détresse psychologique. Une intervention précoce peut permettre une prise en charge rapide, limitant ainsi les complications liées à certaines maladies telles que la dépression ou les troubles anxieux.
Selon lui, l’accompagnement familial ne se limite pas à l’assistance matérielle. Il consiste également à offrir une écoute attentive, un environnement sécurisant et un soutien moral indispensable. « En encourageant le respect des traitements, les rendez-vous médicaux et les activités favorisant le bien-être, les familles participent activement au processus de rétablissement ». Il ajoute-t-il.
« Les proches peuvent être confrontés à la fatigue, au stress, à l’incompréhension ou encore à la stigmatisation. La lutte contre les préjugés demeure également une priorité. Les troubles mentaux ne sont ni un signe de faiblesse ni une fatalité. Avec un traitement adapté, un accompagnement professionnel et le soutien des proches, de nombreuses personnes retrouvent une vie active et épanouissante », affirme-t-il
Marie Nsekakariyo, une mère ayant une fille atteinte de trouble mental, témoigne que les familles jouent un grand rôle dans l’accompagnement des patients pour trouver leur rétablissement. « C’était inquiétant de voir le changement de comportement de ma fille après avoir été diagnostiqué avec ledit trouble. Ce n’est pas toujours facile car il y avait des périodes de rechute, de découragement et de fatigue pour toute la famille mais nous avons persévéré jusqu’à sa guérison effective. Raison pour laquelle je témoigne que ce rôle est important ».
M. Nzitonda informe que les familles constituent un pilier essentiel de la prise en charge des troubles mentaux. Leur implication, associée à des soins de qualité contribue à redonner espoir aux personnes vivant avec ces troubles et à favoriser leur intégration au sein de la société.
Anne Bella Irakoze
