Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et de la coopération au développement (MAEIRCD), Edouard Bizimana a reçu en audience, le jeudi 11 juin 2026, la délégation japonaise de la Jica((Agence japonaise de coopération internationale) dirigée par Shiotsuka Minako. Dans une interview accordée à la presse, l’ambassadeur Bizimana informe que plusieurs points de coopération entre le Burundi et le Japon ont été discutés, dont la réhabilitation de la route boulevard du Japon, plus précisément les tronçons situés en face du terrain tempête et le long du lac Tanganyika.

«Je viens de recevoir une délégation japonaise qui vient dans la suite de la visite effectuée par le directeur général de l’agence japonaise de coopération. On a discuté sur les domaines dans lesquels le Japon intervient. Ce sont notamment les infrastructures, la santé et l’agriculture », indique M. Bizimana.
Après avoir insisté sur la réparation de la route boulevard du Japon qui a été endommagée par les eaux du lac Tanganyika, le ministre Bizimana a fait visiter les lieux à partir du rond-point du soldat inconnu, en descendant jusqu’au port. Là bas, sur les deux tronçons, l’un situé le long du lac Tanganyika, et celui acheminant au port de Bujumbura, la route a été endommagée. Et d’ajouter qu’il y a une urgence absolue que cette route soit réparée.
L’urgence de stopper l’avancé des eaux du lac
Du côté de la délégation, M. Bizimana souligne qu’elle a proposé deux options. Premièrement, dit-il, le faire étape par étape. «Actuellement, l’important c’est de stopper l’avancée des eaux. Ce sont les travaux plus ou moins superficiels», informe-t-il à la presse. Et puis, avec les études, penser et assurer la route pour que le lac ne puisse pas continuer à l’endommager.
A la question de savoir le montant que va coûter ces travaux et l’origine des fonds, M. Bizimana parle. «Ça va demander beaucoup de fonds et l’argent que nous disposons maintenant équivaut à 78 milliards de Francs burundais. Ce n’est pas suffisant, mais l’Agence japonaise de coopération a accepté de contribuer pour qu’on puisse réparer cette route qui est une urgence absolue». Et d’ajouter qu’une fois la route fonctionnelle, ce sera pour l’honneur du Burundi et un signe d’une coopération agissante entre le Burundi et le Japon.
Une coopération solide entre le Burundi et le Japon
Toujours sur l’objet des échanges entre les deux personnalités, M. Bizimana a également précisé les domaines de coopération japonaise. « En termes d’agriculture, c’est sur la culture du riz et nous avons une assistance technique. Mais aussi ils ont promis de nous donner des équipements et surtout de former les personnes qui vont utiliser ces équipements. Dans le secteur de la santé, ça fait probablement plus de 15 ans que le Japon soutient le Burundi, envoie des experts pour soutenir ce secteur. Enfin, pour les infrastructures, le Japon a construit la route surnommé boulevard du Japon et le port de Bujumbura».
Donathe Ndayisenga
