La province de Buhumuza est globalement en sécurité et, la population vaque librement aux activités quotidiennes profitant de la paix et de la stabilité visant à faire de Buhumuza une province prospère et moderne. C’est ce qu’a déclaré Denise Ndaruhekeye, gouverneure de cette province dans son allocution prononcée à l’occasion de la célébration de la Journée internationale du travail.

(Photo : Clovis Dusabe)
Selon Mme Ndaruhekeye, l’ensemble de la province jouit d’un climat de sécurité satisfaisant et aucune situation de famine n’y est à signaler car la population s’est fortement investie dans l’augmentation de la production en développant notamment l’agriculture, l’élevage et la protection de l’environnement et d’autres secteurs. Pour elle, la population salue la politique gouvernementale de décentralisation, qui rapproche l’administration des citoyens, ce qui facilite l’accès aux services publics au niveau des zones. Dans le même esprit, elle a indiqué que les citoyens apprécient le rapprochement de la justice notamment la mise en place des tribunaux zonaux et d’une Cour d’appel et son parquet, évitant ainsi aux justiciables de se déplacer jusqu’à Ngozi ou à Gitega.
Dans le cadre de la consolidation des acquis et pour atteindre la Vision d’un pays émergent et développé, Mme Ndaruhekeye a indiqué que la province Buhumuza a déjà entrepris plusieurs actions. Parmi celles-ci figurent la construction du bureau provincial conforme à la vision nationale, la promotion de l’hygiène et de l’assainissement à travers la construction de latrines et d’autres mécanismes d’hygiène dans les ménages, la lutte contre l’érosion des sols, ainsi que le renforcement de l’agriculture et de l’élevage. Elle a également mentionné les efforts de construction d’infrastructures publiques, notamment les bureaux collinaires, zonaux et communaux ainsi que l’augmentation du nombre d’écoles dans les zones qui en manquent.
Quelques défis sont relevés
Malgré le contexte globalement stable, la gouverneure Ndaruhekeye a reconnu l’existence de certains défis susceptibles de freiner le développement. Elle a cité notamment la consommation des boissons contenues dans les bouteilles en plastiques, souvent fabriqués clandestinement, ainsi que le trafic des boissons illégales comme le « Kanyanga » en provenance de Tanzanie. Elle a également évoqué la recrudescence des conflits fonciers, à l’origine de nombreux litiges devant les tribunaux, ainsi que le phénomène d’installation des rapatriés souvent non originaires de la province.
Par ailleurs, le manque d’accès à l’électricité et à l’eau potable dans certaines zones constitue un obstacle au développement durable. Mme Ndaruhekeye a aussi exprimé son inquiétude face à l’état des routes pavées au chef-lieux de la province et dans la commune de Muyinga, dont les travaux, entamés depuis trois ans, ne sont toujours pas achevés, ce qui compromet les efforts en matière d’hygiène et d’assainissement.
Elle a ainsi lancé un appel aux partenaires au développement, afin de soutenir les initiatives locales, notamment en matière d’aménagement des marais, afin d’accroître la production agricole. Enfin, dans la perspective de concrétiser la vision nationale, Mme Ndaruhekeye exhorte les habitants de la province de Buhumuza à unir leurs efforts pour préserver la paix et la sécurité, accroître la production et lutter collectivement contre tout facteur susceptible de freiner les acquis en matière de développement.
Clovis Dusabe
