Le Vice-président de la République, Prosper Bazombanza appelle les Burundais à travailler avec abnégation et patriotisme pour le développement de la nation. Cet appel a été lancé le vendredi 1er mai 2026 lors de la célébration de la Journée internationale du travail et des travailleurs au stade Intwari de Bujumbura. Les festivités ont été marquées par un long défilé des travailleurs issus de différents secteurs de la vie du pays.

Dans son discours de circonstance, Prosper Bazombanza a centré son message sur l’amour du travail ancré dans le patriotisme, le paiement des taxes et impôts tout en respectant la loi en vue d’atteindre le développement du pays. Il a précisé que la célébration de cette journée est une bonne occasion de se ressaisir, s’auto-évaluer et prendre des décisions à mettre en œuvre dans le cadre de la Vision 2040-2060. « Nous avons besoin des travailleurs courageux et patriotes qui se donnent corps et âme pour le développement du pays », a fait entendre M. Bazombanza.
Au cours de ces cérémonies débutées par un long défilé de travailleurs œuvrant dans le secteur public et privé, le Vice-président de la République a rappelé l’importance du travail pour la vie individuelle en particulier, et du pays en général. « Le travail est le pilier du développement et de notre dignité », a précisé M. Bazombanza.
Selon lui, l’amour de la patrie devrait se manifester à travers le respect de la loi du pays, le travail, la priorisation de l’intérêt supérieur de la nation au détriment des intérêts personnels, la contribution à la préservation de la paix et la sécurité, le renforcement de l’unité nationale, la protection de l’environnement pour un bon avenir du pays et des générations futures. A cela s’ajoutent la lutte contre la corruption, la malversation économique et le détournement des deniers publics ainsi que le paiement des taxes et impôts dans le strict respect de la loi.
Dans la même veine, M. Bazombanza a insisté sur l’utilisation de manière effective des machines à facturation électronique. « Nous demandons avec insistance aux commerçants qui ont déjà obtenu des machines à facturation électronique de les utiliser correctement et aux clients de toujours solliciter les factures électroniques, après chaque achat », a-t-il indiqué, avant de souligner que cela permettra, en effet, l’entrée des taxes et impôts dans les caisses de l’Etat.
M. Bazombanza a, en outre, exhorté tout un chacun à exploiter son talent ou sa compétence, de manière professionnelle, pour son développement et celui du pays, surtout la nécessité d’augmenter la production dans tous les secteurs respectifs en vue de la croissance économique du Burundi.
Un plaidoyer pour la mise en œuvre de la politique salariale dans les institutions à statuts spéciaux
Au nom de la Cosybu (Confédération des syndicats du Burundi), Evariste Nibigira a remercié le président de la République pour certaines mesures déjà prises. Il s’agit entre autres de la promulgation portant réforme des pensions au Burundi qui vise à améliorer les conditions de vie des retraités, avec l’objectif de rapprocher la pension du dernier salaire.

Malgré cela, M. Nibigira a émis certaines doléances aux autorités burundaises. Il s’agit notamment du déblocage salarial et les primes y relatifs surtout dans les institutions personnalisées de l’Etat. « C’est une nécessité que la politique salariale soit révisée en tenant compte du diplôme, de l’ancienneté et la technicité de l’emploi ». Ce représentant syndical, a également plaidé pour la mise en œuvre de la politique nationale des logements sociaux surtout dans ces moments où il s’observe la flambée des prix de location.
Le représentant de la Cosybu a également demandé d’ajuster les salaires des employés selon la réalité du prix des produits de première nécessité sur le marché. « Nous demandons au gouvernement du Burundi de redoubler d’efforts dans la croissance économique surtout dans le secteur agro-pastoral pour diminuer la dépendance étrangère ». Et d’ajouter qu’il est aussi nécessaire qu’urgent de trouver une solution efficace au problème du carburant qui constitue le nœud de flambée des prix.
Dans le but d’améliorer les conditions de vies des travailleurs, Evariste Nibigira a plaidé pour la diminution de la hausse annuelle des impôts et taxes. « Nous plaidons pour que les taxis-vélos ; motards et tricycles puissent d’exercer leurs activités dans la mesure du possible dans les zones actuellement interdites. Il faut aussi lutter contre le monopole d’importation, de production et commercialisation des produits de première nécessité », a-t-il signalé.
Moïse Nkurunziza
Claude Hakizimana
