La Commission vérité et réconciliation a organisé, le vendredi 24 avril 2026 dans la province de Butanyerera, une réunion d’échange sur les discriminations qui ont sévi le Burundi lors des crises dans lesquelles le pays a sombré dans le passé. Selon le président de ladite comission Pierre Claver Ndayicariye, la plupart des discriminations observées étaient liées notamment aux clivages ethniques.

Pierre Claver Ndayicariye a fait savoir que cette réunion est tenue dans un cadre d’échanges et d’informations sur les injustices discriminatoires qu’ont subies les Burundais dans le passé. Selon lui, la plupart des discriminations observées au Burundi étaient liées aux clivages ethniques, régionales et claniques. Ces pratiques ignominieuses ont handicapés tous les secteurs de la vie nationale minant ainsi le développement du pays.
Dans le secteur de l’éducation, les discriminations se sont manifestement observées dans les vols des résultats aux examens nationaux. Cela a, à la longue, engendré le génocide de 1972 et d’autres crises qui se sont abattues sur le pays. M. Ndayicariye a ainsi interpelé les Burundais à éviter, à tout prix, toute pratique de discriminations, indiquant que là où prévaut la discrimination, aucun développement n’est possible. Et d’appeler, ainsi, les Burundais, à être des artisans de la vérité car, c’est le seul chemin qui va mener le pays vers la réconciliation et le rétablissement de la paix durable dans le pays.
Les inégalités de races, une source de discrimination
Des exposés sur les types de discriminations ont été faits. Laurent Kavakure, commissaire à la CVR a fait un aperçu sur la discrimination ethnique rappelant que cette dernière puise ses bases sur les inégalités des races. Stella Budiriganya, elle aussi commissaire à la CVR a montré que les discriminations se sont poursuivies au niveau politique du pays. Elle a notamment montré les discriminations manifestes faites aux hutus par exclusion dans les corps de défense et de sécurité.
Des témoignages sur les discriminations subies par les Burundais ont également été faits. M. Nkinahamira a témoigné sur les événements douloureux dont il a été victime pendant les crises du passé où il a échappé à la mort. Quant à Libérate Nicayenzi, une femme de l’ethnie batwa, elle a témoigné sur des événements qu’elle a subis lors de son parcours scolaire. Elle a indiqué avoir été discriminée à cause de son appartenance ethnique jusqu’à être la risée de ses camarades de classe et lors de son parcours professionnel.
Laurent Mpundunziza
