Une occasion d’exhiber la beauté du pays
Les coopératives des artisans contribuent dans la promotion de la culture burundaise surtout à travers les foires organisées au niveau nationale, régionale ou internationale. Les autorités habilitées sont appelées à soutenir ces foires qui aident à promouvoir la culture burundaise dans les autres pays. Ce sont les propos d’Egide Barutwanayo, secrétaire exécutif de la Chasaa (Chambre sectorielle d’art et artisanat) et Evelyne Ndikumana présidente de la Cofaab (Coopérative des femmes artisanes et artistes du Burundi) dans les entretiens accordés au Journal « Le Renouveau du Burundi » le mardi 7 avril 2026.

M. Barutwanayo affirme que la promotion de la culture burundaise constitue une étape importante dans l’atteinte des objectifs de développement. « Les produits artisanaux montrent les valeurs et les talents des citoyens burundais. Et lorsque ces produits sont exposés dans les autres pays, il est évident que tout le monde voit le Burundi à travers ces produits », a-t-il souligné. C’est pourquoi, les artisans et artistes sont sensibilisés de faire le meilleur d’eux-mêmes afin d’honorer l’image du pays. Pour ce, M. Barutwanayo est fier d’une étape déjà franchie dans la confection des produits artisanaux de bonne qualité.
M. Barutwayo a signalé que les coopératives des artisans encadrent les artisans et artistes afin qu’ils fassent des œuvres de bonne qualité. Et sur le terrain, c’est-à-dire dans les foires expositions- vente, les produits fabriqués au Burundi sont plus appréciés. Cela montre que ces foires sont avantageuses de deux cotés, c’est-à-dire que les artisans écoulent leurs produits et gagnent de l’argent et d’autre côté, c’est une occasion de montrer la beauté du pays.
Difficultés liées au moyen de déplacement
Toutefois, les artisans rencontrent des difficultés lorsqu’ils vont participer dans les foires à l’étranger. Ces difficultés sont en grande partie liées au moyen de déplacement. « Lorsque les artisans vont participer dans les foires, ils prennent en charge le déplacement de leurs produits. Or, leur transport est très cher », a-t-il regretté. Pour notre interlocuteur, les autorités habiletées devraient appuyer les artisans et les artistes lorsqu’ils vont participer à des foires régionales ou internationales. Il a cité aussi une difficulté rencontrée sur les frontières. Pour ce, il a déploré le fait que certains douaniers n’acceptent pas la dérogation accordés aux artisans et artistes qui vont participer à des faires expositions. Et s’ils ne sont pas facilités sur les frontières, ils peuvent arriver sur les lieux de destination en retard. Cela engendre des répercussions sur l’écoulement de leurs produits.
M. Barutwanayo apprécie les efforts du gouvernement pour appuyer les artisans et artistes burundais tout en soulignant qu’il est nécessaire d’appuyer davantage ce secteur pour que ces derniers puissent être au même niveau au moins à ceux de la région de l’Afrique de l’est. Et il a recommandé aux artistes et artisans de fournir beaucoup d’effort afin qu’ils puissent profiter de leurs efforts.
Mme Ndikumana abonde dans le sens de M. Barutwanayo en ce qui concerne les difficultés. Elle a indiqué que le déplacement des produits fabriqués quand les membres participent dans les foires régionales et internationales coûte très cher. C’est pourquoi, elle sollicite un appui de la part des autorités habilités. Mais malgré, ces difficultés, elle apprécie le pas déjà franchi en ce qui concerne la qualité des produits fabriqués au Burundi, ce qui permet de valoriser la culture burundaise. « Aujourd’hui, les artisans et artistes ont améliorés la qualité de leurs produits grâce à l’échange des expériences surtout qu’ils travaillent dans des coopératives », a-t-elle dit. Aussi, elle a précisé que les produits artisanaux sont appréciés par les étrangers du fait qu’ils ont été confectionnés manuellement.
Fidès Ndereyimana
