Le Premier ministre de la république du Burundi, Nestor Ntahontuye a rehaussé de sa présence, les activités de la retraite d’évaluation de l’état de la mise en œuvre des missions de la Primature, le jeudi 12 mars 2026. Cette retraite a été organisée dans le cadre d’améliorer la performance institutionnelle par le renforcement des capacités institutionnelles et de la bonne gouvernance administrative.

(Photo : Laurent Mpundunziza)
Lors des assises, le premier ministre Ntahontuye a rappelé que cette retraite constitue un cadre de réflexion stratégique permettant d’examiner le niveau de réalisation des missions assignées à la Primature. Il a ainsi invité les hauts cadres de la Primature, à relayer l’état des lieux de la mise en œuvre de leurs missions. Il a rappelé l’importance de renforcer l’aspect planification et le suivi évaluation de l’action gouvermentale axée sur le résultat pour améliorer la cohérence dans la planification, l’exécution et le suivi des activités des différents services de la Primature.
Les cadres de la Primature se disent satisfaits de la mise en œuvre des missions de l’institution
Selon les hauts cadres et cadres de la Primature, l’état des lieux de la mise en œuvre de leur mission est généralement bon notamment au niveau de la coordination de l’action gouvermentale. Ils ont fait savoir que la communication et la collaboration sont pratiquement bonnes avec les ministères sectoriels facilitant ainsi l’accomplissement des missions dans tous les secteurs de la vie nationale. Toutefois, ils rappellent que les défis ne manquent pas notamment la non- mise en place des représentants des ministères sectoriels dans les communes.
Au niveau du secteur agricole, les défis relevés ont été notamment celui de la gestion des récoltes avec un accent particulier sur la récolte du maïs et la distribution des fertilisants au profit de la population. Sur le volet infrastructure, la situation est également bonne malgré quelques défis relevés dont la mise en place de certaines institutions notamment l’Autorité de régulation du secteur ferroviaire, non encore réalisée, alors que les activités du projet de construction du chemin de fer ont déjà commencé. Le chargé du volet infrastructure a également fait savoir que le projet du chemin de fer nécessite la mise en place d’une formation du personnel qui va s’occuper de la maintenance des infrastructures ferroviaires pour ne pas avoir à recourir des expertises étrangères dans l’avenir.
Quant à la gestion des projets nationaux financés par les partenaires au développement, le chef de bureau chargé de la coordination a fait savoir qu’une franche collaboration a été établie pour la mise en œuvre efficace desdits projets. Cependant, il s’est observée qu’une mise en place d’une feuille de route bien planifiée pour la mise en œuvre du projet de construction du chemin de fer, la coordination et le suivi des fonds injectés dans le projet s’avère nécessaire.
Laurent Mpundunziza
