Encadrer les enfants à travers le dialogue permanent
Dans les quartiers urbains de Bujumbura, la question d’influence des pairs sur les comportements des adolescents suscite des débats au sein des familles. Toutefois, entre pression sociale, quête d’identité et réseaux sociaux, de nombreux parents s’inquiètent des comportements adoptés par leurs enfants. Ils s’interrogent sur l’avenir de ces enfants. Ils l’ont témoigné le mercredi 04 mars 2026.

(Photo Onesphore Niyomwungere/Stagiaire)
Gislaine Kenguruka, une mère d’un garçon de 16 ans observe un changement progressif dans l’attitude de son fils dès son l’entrée au Lycée. «Avant, mon fils passait beaucoup de temps en famille. Aujourd’hui, je constate que ce sont ses amis qui comptent plus que la famille. Il s’habille et parle comme eux et adopte parfois des comportements l’étranges», indique-t- elle.
Selon elle, le besoin d’appartenance pousse les adolescents à imiter leurs camarades, parfois au détriment des valeurs familiales. Elle souligne que dans les milieux urbains, où les influences sont multiples, les parents ont le devoir de suivre de près les comportements de leurs enfants.
Jean Bosco Nyandwi, père d’une fille de 15 ans, explique que l’influence des pairs n’est pas toujours négative. « Ma fille a rejoint un groupe d’amies sérieuses. Elles révisent ensemble et s’encouragent pour réussir. Depuis ce moment là, ses résultats scolaires se sont améliorées», témoigne-t- il. M. Nyandwi estime que les parents doivent d’abord connaître les amis de leurs enfants avant de juger. Il indique que tous les groupes ne sont pas mauvais car, affirme-t-il, il y a ceux qui encouragent la discipline et l’ambition.
Privilégier les discussions ouvertes
Quant à Pascal Niyokindi, père de quatre enfants au quartier Mutanga Nord, la clé sur l’influence des pairs pour les adolescents réside dans la communication.
« On ne peut pas empêcher nos enfants d’avoir des amis. Mais, nous avons le devoir de dialoguer avec eux pour qu’ils sachent faire la différence entre une bonne et mauvaise compognie», précise -t-il.
M. Niyokindi affirme qu’il faut privilégier les discussions ouvertes plutôt que les interdictions strictes. Pour lui, la confiance mutuelle réduit les risques de dérives.
Vous saurez que, dans un contexte urbain où les interactions scolaires sont nombreuses et variées, l’influence des pairs demeure un facteur déterminant dans la construction identitaire des adolescents.
Onesphore Niyomwungere
(Stagiaire)
