L’éclairage est une nécessité vitale
L’éclairage public joue un rôle essentiel dans la sécurité nocturne. Les lampadaires permettent aux habitants de mieux distinguer les routes, les chemins et les alentours. Lorsque les rues sont bien éclairées, les déplacements deviennent plus sûrs et la peur diminue. Tels sont les propos recueillis auprès de certains habitants de la zone Nyakabiga, lors d’un entretien accordé au journal « Le Renouveau du Burundi».

Selon Sandrine Muco, commerçante du quartier Rumuri, dans la zone Nyakabiga, l’éclairage est une nécessité vitale.
«Quand les lampadaires ne fonctionnent pas, on a peur de rentrer tard. Les voleurs profitent souvent de l’obscurité. Avec la lumière, on se sent plus en sécurité et nous pouvons travailler jusque très tard, sans crainte d’être dérobés », témoigne-t-elle.
Mme Muco regrette, toutefois, de constater que, par moments, les lampadaires installés le long des routes principales sont parfois éteints. Cette situation provoque un sentiment de peur chez les passants et contraint plusieurs habitants à rentrer tôt chez eux. Le quartier devient alors silencieux, voire inquiétant.
Pour sa part, Baptiste Niyongabo, chauffeur de taxi-voiture, affirme qu’il est très dangereux de circuler la nuit sans éclairage public. « Pendant la nuit, on ne voit pas bien la route ni les passants, ce qui peut facilement entraîner des accidents », explique-t-il.
Claude Niyomwungere, un jeune du quartier, estime, quant à lui, que l’éclairage public constitue un moyen de dissuasion. « Les bandits n’aiment pas la lumière. Là où les lampadaires sont allumés, les agressions diminuent », souligne-t-il.
Cependant, il fait remarquer qu’en dehors des routes principales, plusieurs ruelles restent plongées dans l’obscurité. Il appelle ainsi les autorités à poursuivre la sensibilisation des habitants de la zone Nyakabiga, afin qu’ils installent des lampes devant leurs maisons, pour que même les ruelles soient éclairées.
Tous ces habitants remercient les autorités locales pour l’initiative d’installation des lampadaires publics. « Cela contribuera, non seulement à réduire l’insécurité nocturne, mais aussi à renforcer la tranquillité et la cohésion sociale dans le quartier », conclut Claude Niyomwungere.
Eric Tuyishemeze (stagiaire)
