La population de la zone Birambi, en commune Kiremba, exprime une vive satisfaction à l’occasion de la réception d’un hangar de stockage des récoltes, une infrastructure longtemps attendue par les agriculteurs locaux. Les cultivateurs signalent que c’est une réponse aux pertes post-récoltes. Selon l’administrateur communal de Kiremba, Pascal Habiyakare, il appelle la population à opter pour le stockage de leurs récoltes afin d’en assurer une bonne gestion. Cela ressort d’un entretien qu’il a accordé au journal Le Renouveau du Burundi.

(Photo: Anne Bella Irakoze)
M. Habiyakare, annonce que la commune Kiremba s’attend à une récolte satisfaisante de maïs, de haricots et de riz pour cette saison culturale A, grâce à de bonnes conditions climatiques. A cet effet, la population est appelée à opter pour le stockage de leurs récoltes afin d’en assurer une bonne gestion. Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre la vente illicite des récoltes, il précise que des mesures ont récemment été prises pour décourager certaines personnes qui circulent avec des balances afin d’acheter les produits agricoles.
De sa part, Emile Kubwimana, chef de service en charge de l’environnement et la gestion durable des terres au BPEAE Butanyerera, souligne que cette infrastructure arrive à point nommé, la zone étant reconnue pour sa forte production agricole. Elle contribuera ainsi à un meilleur stockage des récoltes.

(Photo : Anne Bella Irakoze)
Appliquer la politique de mise en commun des terres cultivables
M. Kubwimana invite la population à appliquer la politique de mise en commun des terres cultivables afin d’augmenter la production, notamment en commençant par l’aménagement des marais rizicoles de cette localité.
Quant aux habitants de la zone Birambi, ils se réjouissent de la construction dudit hangar dans leur zone. Il représente une réponse concrète aux pertes post-récoltes qui affectaient durement les revenus des ménages agricoles. « Avant, nous étions obligés de vendre rapidement nos récoltes à bas prix par peur qu’elles ne se détériorent. Avec ce hangar, nous pouvons désormais stocker et attendre le bon moment pour vendre », témoignent-ils.
Toutefois, ils demandent d’être dotés d’une machine moderne de transformation de maïs en farine, qu’ils considèrent comme une autre option pour une meilleure gestion des récoltes.
Anne Bella Irakoze
